#LiberezBMO

Libérez BMO par Peusma

Les risques du métier

 

BMO a été rattrapé par la justice de son pays. Pas tout à fait coupable, mais pas vraiment innocent, une histoire de recommandé l’a mené à Fleury. Sans toucher les fameux 20 000 francs du Monopoly pré-euro.

 

À un moment où la situation des prisons est catastrophique en France, engorgées et vétustes, est-il pertinent d’y envoyer quelqu’un pour plusieurs mois car il est allé visiter des entrepôts de sociétés de transport en commun ? Certes, il a pu y laisser sa trace. Ce qui en fait quelqu’un de coupable aux yeux de la loi. Mais l’enfermement est-il obligatoire ?

BMO vit une vie d’artiste à l’insu de son plein gré. Jeune, (coupable), et libre, il fait partie de ceux dont chaque jour est aventure, rencontres, arts et découvertes. Fédérateur, strictement positif, les yeux rivés vers l’avenir, sans jamais gémir, se plaindre ou avoir une quelconque considération négative sur la vie, la France, BMO avance (par contre si on essaie de se faire du fric sur son dos, en revendant des tableaux qu’il a réalisé, ça ne lui plaît guère.)

Il y a quelques mois, il racontait qu’une juge avait regardé son travail avec intérêt, ça lui a fait plaisir. Un peu de reconnaissance, de fierté. Il savait qu’il était en sursis. Il était loin de se douter que celui-ci puisse lui tomber dessus. La justice est souvent intraitable. Et souvent injuste : sa sémantique, son vocabulaire, son fonctionnement, sa dialectique coûtent chers.

On est en 2016, en France, ça ne se passe pas trop mal, malgré des médias français vomissant et une période électorale qui durcit le ton, mais ne pourrait-t-on pas réfléchir au futur et au bien-être, plutôt que de cloîtrer à tout va ?

 

Peusma
BMO, la conversation