Un Lasse & Russe peut en cacher un autre.

Un Lasse & Russe peut en cacher un autre. Vu par @rimrimrim.

Shifumi graphique

 

Mathieu c’est aussi Lasse & Russe, et d’autres au fil des années, et des cycles. Dessinateur, peintre, illustrateur, il aura dû mal à se définir précisément. Depuis quelques temps ses images sont colorées et chargées de détails, elles illustrent des articles de Pure Baking Soda ou elles se suffisent à elles-mêmes. 

Le style est rigoureux et les personnages aussi placides que leur créateur est animé et expressif quand le cercle se restreint et que la confiance s’impose. Discussion décousue pour un premier entretien concluant, Lasse & Russe nous réserve bien des surprises.

 

Dans une interview tu évoques les drogues, les espace vides, les cataclysmes, des sujets qui peuvent être angoissants. Pourquoi tu focalises là-dessus ?

Je suis assez angoissé de nature… Concernant les espace vides, j’aime bien me promener pendant des heures dans des villes en prenant précisément les rues où il n’y a personne. Il y a un truc d’ivresse à marcher longtemps, en se perdant, tu atteins une espèce d’état de transe, et tu trouves vachement d’idées comme ça.

Et c’est vrai que je collectionne des images de tornades. Récemment j’ai bossé avec des gamins, et je leur ai fait dessiner plein de tornades, c’était marrant.

 

Tu regardes beaucoup quand tu te promènes ?

Quand j’avais entre 20 et 30 ans je prenais plein de photos, mais j’ai arrêté et maintenant je regarde. Je me promenais sur les chantiers de la BNF et la petite ceinture [à Paris – ndlr], où tu passes dans des tunnels qui font un kilomètre de long sans aucune lumière. Il y a des gens qui vivent là. Je pense qu’il y a un lien entre tout ça, mais j’aurais du mal à le formuler.

 

Tu es angoissé, et tu bloques sur des trucs angoissants…

Je pense que la réalité peut être géniale comme elle peut être assez horrible… et je crois qu’il y a aussi un lien avec le fait d’être athée.

Je pensais à une interview de Squarepusher, c’est un exemple un peu différent, il explique qu’il s’est retranché à la campagne parce qu’au fil du temps il entend de plus en plus les choses de manière tridimensionnelle. Le son de la ville lui est devenu insupportable. Je pense que dans cet esprit j’ai besoin de chercher une espèce d’absolu graphique, de canaliser l’aspect visuel de la réalité.

 

inspiration / Atelier de Lasse & Russe

 

Je trouve tout globalement assez laid, le point culminant ce serait la communication des assureurs, tout ce qui est corporate, mais bas de gamme. Comme les vitrines des informaticiens à Dunkerque, les mutuelles, les banques, c’est horrible (sourire).

Tu vois qui est Louis Wain ? C’est un artiste anglais, il peignait des chats mignons, il était connu pour ça. Vers 50 ans, sa schizophrénie s’est déclarée – je ne suis pas schizophrène, hein – il a commencé à partir en live et on voit l’évolution de ses chats, il utilise des couleurs de plus en plus vives, ça devient très détaillé, fourmillant.

 

Les chats de Louis Wain

Louis Wain

 

Il y a ce truc commun à certains artistes bruts qui est d’essayer de concentrer sa pensée et l’afflux d’idées dans un truc visuellement très dense et rigoureux. Et je pense qu’il y a un lien avec ce que je fais…

J’ai un problème de communication, qui n’est pas catastrophique, mais qui était plus intense quand j’avais une vingtaine d’années, et j’ai dû apprendre à canaliser ce qui me venait en tête, pour formuler les choses plus clairement, à l’oral et aussi graphiquement. Et je me rends compte que ces dernières années je fais des motifs de plus en plus détaillés (sourire).

En ce moment, je fais un projet pour un micro-éditeur, et j’ai été un peu plus loin dans le détail des ornements géométriques. Pour le projet suivant je vais faire des choses plus simples, plus lisibles.

Henry Darger

Henry Darger

 

Ce qui t’intéresse dans l’Art brut ce sont les gens, et comment ils en arrivent là ?

Je ne m’intéresse pas trop aux biographies des artistes, seulement à leurs œuvres, ils arrivent à faire des choses assez uniques, comme Henry Darger par exemple. C’est probablement dû au fait qu’ils ne sont pas passés par des écoles d’art, qui peuvent être contraignantes. Ça m’intéresse ce besoin d’organisation, de structures et en même temps c’est criant qu’ils sont un peu cinglés (sourire).

 

Quand tu t’exprimes, il y a une pointe de nihilisme, non ?!

Je pense être à l’opposé de quelqu’un de religieux. Je n’ai rien contre les croyants, au contraire, je trouve réjouissants les gens qui voient de la magie dans les choses, et aussi ceux qui arrivent à avoir un vrai enthousiasme, une vraie curiosité pour ce qui les entoure, chez les filles c’est un truc qui me plaît (sourire).

… Mais tu me mets dans un endroit comme la forêt amazonienne ou au sommet d’une montagne, je ne vois pas d’instances créatrices. Au contraire, je la trouve extrêmement cruelle la Nature dans son état le plus brut. Les notions éthiques qu’on peut avoir, elles sont purement arbitraires, elles nous aident juste à fonctionner en tant que société.

Je me suis posé la question en voyant un chaton extrêmement mignon en train de défoncer une petite souris. Les animaux réduisent d’autres animaux en lambeaux. Il y a des catégories d’animaux que l’on trouve mignons, et on s’en bat les couilles d’envoyer les moutons, les vaches, les cochons dans des espèces d’usines d’exécution horribles où ils sont découpés pour faire de belles tranches de jambon (sourire), – je te dis ça mais je mange de la viande – c’est pour illustrer que c’est arbitraire, ça nous arrange de penser comme ça.

 

Nature cruelle / Atelier de Lasse & Russe

 

Dans ton dessin il n’y a pas de mots, c’est l’imagination du lecteur qui prime ?

Ça m’intéresse l’interprétation des lecteurs. Si je regarde un film mainstream avec des grosses ficelles, je me sens un peu insulté. En tant que spectateur, j’aime bien regarder une série avec un scénario compréhensible. Mais quand c’est moi qui scénarise un projet j’ai l’impression de prendre les gens pour des cons.

Du coup j’aime ne pas donner toutes les clés. Les images que je fais, je les vois un peu comme des esquisses d’histoires plus complètes. J’aime bien que les gens puissent imaginer les liens entre les personnages et la suite du récit eux-mêmes.

Par contre, je viens de finir d’écrire un scénario pour une BD long format, et j’ai essayé de faire quelque chose de compréhensible potentiellement par un public plus large. C’est plus structuré, il y a des dialogues, une continuité narrative et des rebondissements.

 

Tu crois que tu peux faire un rapprochement avec la musique qui suscite l’imagination ?

C’est une grosse source d’inspiration, mais je ne sais pas si on peut faire le parallèle. La musique c’est dans le ressenti, c’est immédiat. C’est une chance d’ailleurs pour les musiciens de pouvoir communiquer aussi directement avec leur public en concert. Lire une BD ça demande un effort plus intellectuel, il y a la lecture et le ressenti.

 

Tu te sens artiste incompris ?

J’ai conscience que ce que je fais est étrange, donc je suis vraiment content s’il y a une minorité de gens qui me font des retours et qui comprennent à leur façon. Je trouve ça hyper touchant, et beau, même si c’est cinq personnes, je suis ravi.

Il y a pas mal d’artistes que j’admire et dont je suis le travail depuis des années qui m’ont encouragé à continuer, et ça me fait hyper plaisir.

C’était différent quand je faisais les pochettes de disques. Ça a duré près de cinq ans, et finalement quand tu fais ça tu es plus un exécutif dans le sens où tu passes derrière les musiciens, forcément, ce que tu fais est un peu anecdotique.

 

Le mouton bleu / Atelier de Lasse & Russe

 

C’est frustrant de passer derrière des musiciens ?

Non, car j’ai bossé pour des artistes dont j’aimais la musique, et j’ai rarement eu affaire à des casses-couilles. À l’époque, je faisais de la peinture numérique. Au bout d’un moment je suis arrivé à un truc tellement proche de la photo, trop réaliste, que c’était vraiment hermétique.

Je réalise que ce sont des cycles. Et quand j’ai arrêté cette technique, j’ai recommencé à dessiner de manière hyper naïve. Et au fur et à mesure j’ai été de plus en plus à l’aise en dessin, je suis allé à quelque chose de beaucoup plus dense et plus hermétique.

Avec le projet de BD, j’ai l’impression de démarrer un nouveau cycle. Je pars vers quelque chose de plus épuré et simple, mais je reviendrai sûrement dans quelques années à quelque chose d’incompréhensible et hyper dense (sourire). Tu t’enfermes et un jour tu en sors. C’est des cycles.

 

Tu es dans le renouveau total, ou alors tu recycles une technique, de la matière ?

Ce qui m’intéresse, et que j’aime chez les artistes, c’est ceux qui cherchent. J’ai beau être admiratif des gens qui font des trucs très pop et compréhensibles, et aimer des morceaux super débiles en musique, ce sont les têtes chercheuses qui m’intéressent. Des gens qui vont dans des directions nouvelles…

Je viens du dessin d’animation, un truc hyper formaté, où tu fais des tâches très répétitives. Ton dessin, tes fichiers doivent pouvoir être retravaillés par une équipe de 2 à 200 personnes, il faut que ce soit très clair donc ça perd vachement en nervosité dans le trait, et en créativité. Je ne me rappelle plus de la question…

 

Tu te recycles, tu te ré-inventes ?

Oui carrément, et ce truc de peinture numérique j’ai l’impression de l’avoir laissé en plan. Je suis hyper fan de peintures plus classiques, j’ai un blog où je poste des peintures animalières, des peintures de chats, de chiens, de crocodiles, avec un style hyper réaliste ou très naïf. Je suis aussi un peu ce qui se fait en peinture contemporaine ; les choses hyper jetées ou les peintures très académiques me parlent autant.

 

Le placement de produits / Atelier de Lasse & Russe

 

Ce qui t’intéresse dans la peinture c’est le fait que ce soit très spontané ? la façon de faire ?

Je suis très admiratif de la maîtrise technique en général. Dans la formation que j’ai eu, le but ultime c’était d’avoir le niveau de dessin de Rembrandt. Mais quand j’ai découvert le boulot de David Shrigley et ce qui se fait en BD expérimentale, où pas mal de gens ne s’emmerdent pas avec la figuration, j’ai trouvé une vraie liberté créative.

 

Je me rends compte avec le temps que plus c’est naïf, plus le mec est bon…

C’est ce qu’on appelle la maturité graphique. Même quelqu’un qui n’a pas eu un parcours académique, à force de pratique, va atteindre un trait qui sera hyper personnel, de l’assurance, même s’il garde un côté maladroit. Ça se voit, et je trouve ça beau.

 

C’est difficile de se détacher de sa formation ?

Hyper dur… Après le dessin d’animation, j’ai persisté à recopier tous les jours des visages d’un livre d’expressions faciales, pour arriver à une vraie maîtrise. Encore aujourd’hui je suis frustré par mon niveau, et en même temps j’ai compris, en tombant sur des gens qui faisaient des choses moins classiques, que c’était aussi une richesse. Je suis content d’avoir pris le temps d’essayer les deux extrêmes.

Ça a été un moment de rupture, un nouveau cycle…

Le déclic est venu à un moment où je bossais pour des labels de musique et que je faisais de la peinture numérique ; je n’avais pas dessiné depuis près de deux ans. Un jour je me suis dit « Ok, je dessine comme une brêle mais je vais quand même essayer de le faire. » (Sourire.)

J’avais un peu touché le fond, j’avais besoin de passer à autre chose et j’ai fait un premier fanzine. La méthode de fabrication était un peu masochiste, j’ai fait 250 dessins format A3, ça m’a pris 5 mois, pour finalement imprimer ça sur 30 pages au format A5 ! Et j’en ai fait que 12 exemplaires.

Quand je faisais les pochettes de disques, j’étais seul dans mon appart. J’ai aussi déménagé 12 fois ces 15 dernières années dans différentes villes. Mon espace de travail était à côté de mon lit, la plupart de mes clients étaient via internet, je bossais en autarcie.

Là, depuis trois ans, je suis à Dunkerque, j’ai un atelier, des collègues, des amis, j’ai donné des cours, j’ai une quantité d’interactions humaines inhabituelle, c’est un peu violent par rapport à avant (sourire). Il y a un juste milieu à trouver.

 

Dans tes boulots récents, il y a peu de détails dans les personnages, sur les visages. Les gens sont trop moches pour être détaillés ? Tu es un peu misanthrope ?

Oui un peu ! En fait, je m’en sortais pas mal après ces années de dessin d’expressions de visages, j’étais pas mauvais. Mais avec le dessin d’animation, mon trait va toujours vers quelque chose d’assez rond et cartoonesque, et c’est un truc que je n’aime pas.

Si je n’avais pas eu de formation, je pourrais m’en foutre de faire des visages tout niqués, qui ne se ressemblent pas d’une case à l’autre. Mais en BD, en théorie, tu dois avoir un personnage identique tout du long. J’ai un peu peur de faire un visage et de le foirer complètement ou qu’il ressemble à un Pokemon !

 

Des livres rangés / Atelier de Lasse & Russe

 

Tu peux nous en dire plus sur ta façon de faire une image, aujourd’hui ?

J’ai une banque assez infinie d’images que je trouve avec Google, et je fais des captures d’écrans de films. Ce qui m’intéresse là-dedans c’est les compositions. Par exemple pour faire une image avec un personnage et des éléments de décor, j’aurai trois images sous les yeux, que je vais mélanger de la manière qui m’arrange.

Et si le personnage est Tom Cruise dans un mauvais film, je mettrai à la place mon personnage, que j’aurai dessiné, et j’aurai des éléments de décor qui viennent de trois sources différentes. Le mélange je le fais mentalement, il n’y a pas de photomontage. Et je simplifie tout à fond. C’est pas hyper réfléchi.

Je dessine à la main, avec les images sous les yeux. Ensuite je scanne mes dessins et je les colorise numériquement. Les couleurs, ça rejoint cette idée de drapeaux et de motifs. Je suis assez fasciné par tout ce qui est drapeaux et uniformes. On parlait d’absolu graphique, j’aime bien ce qui est très simple, un truc un peu dictatorial… D’ailleurs, je bosse sur un fanzine que je vois un peu comme un livre de chevet de dictateur (sourire). Si Poutine l’avait à côté de son lit, je serais content ! (Rires.)

 

Je trouve qu’il y a un côté Jacquard dans ton dessin, des fractales, du Vasarely

Il m’est d’arrivé de chercher tout un tas d’images fractales, il y a un lien. Vasarely pas directement, mais au début des années 2000, je m’intéressais beaucoup au travail de Akroe, qui est dans ce truc-là, dans une recherche de motifs. Avec un impact immédiat, et en même temps c’est très élégant.

Son boulot a vachement évolué, mais il utilise toujours un nombre limité de couleurs. Il bossait avec le label Institubes, qui avait une direction artistique intéressante graphiquement, pointue, j’aimais beaucoup le travail du duo Partel Oliva aussi, surtout les dessins.

Et je collectionne les vieux bouquins sur les camouflages d’avions de guerre, de tanks, tout ce qui est razzle dazzle, les camouflages de sous-marins. Il y a des trucs très simples, fonctionnels, et des combinaisons de couleurs intéressantes.

 

Razzle & Dazzle / Lasse & Russe

Razzle & Dazzle

 

Il y a aussi un côté psychédélique dans ton travail…

Je pense que c’est lié à ma fascination pour les drogues, et j’aime vachement la musique des années 60. Mon cousin, qui est un bon pote, a un label qui s’appelle Six Ton Armor et il sort des mixes de rock psyché des années 60. En termes de grain sonore, de mixage, c’est aux antipodes de la pop actuelle, il y a un truc hyper organique qui est vraiment chouette, un peu comme le vieux funk.

 

Pour revenir sur ta période pochettes de disque, comment tu t’es retrouvé à bosser pour des labels ?

Mon cousin avait monté un premier label de rap aux alentours de 2000, quand il y a eu ce boom du rap indé. Via lui, j’ai commencé à bosser pour d’autres micro-labels. Comme pas mal de niches, c’est le principe du bouche à oreilles, du coup j’ai bossé pour des Japonais, des Finlandais, des Américains, des Suisses. C’est pas très compliqué au final.

 

Et comment on se satisfait d’une commande d’un label ?

Depuis le début, je n’ai jamais couru après l’argent. Donc je bosse toujours pour les gens qui me laissent le plus de liberté artistique possible, en essayant quand même de ne pas me faire carotter. À quelques exceptions près, j’ai eu une relative carte blanche. Les artistes me disaient ce qu’il avait en tête quand ils faisaient leur album, et j’allais dans cette direction.

Il y a eu un moment où ça a fini par coincer, vers la fin de ce cycle de pochettes, quand je soumettais des trucs hyper barrés à un rappeur canadien boom bap, il faisait la gueule, forcément. C’était un peu maso parfois, je passais trois semaines à peaufiner une peinture, sans faire de croquis, sans présenter de recherches préalables, et du coup quand je me prenais une crampe, c’était sévère ! (Sourire.)

Mais des fois c’est hyper constructif d’avoir des retours cassants, et sur certains boulots je me rends compte qu’au final ça m’a amené à faire des choses vachement mieux que prévues.

 

inspiration / Atelier de Lasse & Russe

 

Tu scies la branche sur laquelle tu es assis en faisant ça !

Ouais, mais avec les labels au bout d’un moment je me suis rendu compte que j’avais envie d’une liberté totale et que je ne pourrais pas la trouver dans ce cadre-là.

 

Quand tu bosses un mois et que tu présentes un truc au gars, tu sais, inconsciemment, que ça ne va pas lui plaire…

J’ai un problème avec les figures d’autorités en général… Art Spieglemann, qui a bossé avec le New Yorker, disait qu’il avait eu un rapport conflictuel et systématique avec ceux pour qui il a bossé. Ce qui n’est pas mon cas.

Je fais toujours de mon mieux, je suis hyper coulant, mais il y a toujours une part de moi qui a envie de ne pas faire tout à fait ce que l’on m’a demandé.

 

Tu t’évertues à vouloir faire chier ?!

Non, je n’ai pas envie de faire chier, j’ai juste une idée très précise de ce que je veux faire, et si je fais des boulots de commande, c’est à la fois pour l’argent et parce que je trouve excitant de présenter mon travail dans des contextes différents. J’ai juste envie de tester des choses nouvelles à chaque fois.

 

C’est intéressant. Par contre plutôt l’avenir qui est angoissant, et l’autorité, ça peut être un problème à l’avenir… Au contraire, tu sembles peu t’inquiéter pour la suite…

J’ai des idées en tête et je veux qu’elles se concrétisent, et idéalement qu’elles soient diffusées à un large nombre de personnes. Je suis hyper flippé, je fume des clopes comme un pompier mais tant que mes mains sont mobiles, je continuerai, quoiqu’il arrive. Je respecte ceux qui ont ce truc-là, que rien n’arrête.

C’est coûte que coûte. Je vais à mon atelier tous les jours, j’ai la dalle, j’ai envie. Je vis dans des conditions extrêmement minimales, il y a un truc quasiment monastique là-dedans. J’ai un mobilier constitué de cartons depuis 10 ans, et je m’en bats les couilles, je n’arrêterai jamais !

 

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PORTFOLIO

 

 

Du bif. Lasse & Russe.

 

Nature simplifiée. Lasse & Russe.

 

En rouge & noir. Lasse & Russe.

 

Weekend du 15 août. Lasse & Russe.

 

Horoscope / télescope. Lasse & Russe.

 

Allô ?! / Lasse & Russe.

 

Coup de coeur / Lasse & Russe.

 

dDamage X Lasse & Russe.

 

Le père Noël / Lasse & Russe.

 

Poster pour le programme du Point éphémère.

 

Largeur / Lasse & Russe.

 

Largeur in situ / Lasse & Russe.

 

Le chien et les champignons / Lasse & Russe.

 

Fermé.

Le portrait de Mathieu à travers la porte vitrée de son atelier a été prise par Rimrimrim.