dDamage, l’interview 2006 #archive

Jean-Baptiste & Frédéric

Casse-couilletérosés

 

2006 : C’est l’année de l’album Shimmy Shimmy Blade. Les frères Hanak, Jean-Baptiste et Frédéric, font de la musique sous l’entité dDamage. Un groupe electro-hip-hop-punk-rock qui a sorti plusieurs disques, une pléthore de remixes pour des gens aussi divers et variés que La Caution, Agallah, TTC, en passant par le groupe de new beat Belge Confetti’s.

Vous en voulez encore ? Ils viennent de Maisons-Alfort, Fred est l’aîné, JB a des lunettes. Fred est allé à la rencontre de Roi Heenok à Montréal, JB a fait du skate, Fred doit sortir un maxi depuis 1983 et JB a sorti un album solo sous le nom de Boulder dDash. Tout un programme.

 

* Ça a commencé comment la musique pour vous ?

Jean-Baptiste : J’ai commencé à faire la musique au début des années 90, beaucoup de punk, noisy-rock, ambiance Sonic Youth, Dinosaure Jr et progressivement j’ai été saoulé par les expériences de groupe. Je me suis acheté un quatre pistes, j’avais plusieurs pédales d’effets de guitares et je me suis mis à bricoler de la musique tout seul.

Je me suis intéressé à la musique électronique, car depuis la fin des années 80 mon frère écoute beaucoup de hip-hop et c’était non-stop à la…

Frédéric : On a habité la même chambre très longtemps, u niveau des influences, quand JB a commencé à grandir, il a pris son envol, et c’est la musique électronique qui a permis de nous retrouver, on va dire ça en gros. Moi, j’écoutais aussi bien du rock, du rap, que du jazz.

JB : On a vraiment été intéressés par la culture du sampling, faire des boucles et du bruit par ordinateur. Donc je me suis acheté un Atari qui a été notre premier sampler, autour de 94/95. C’était la possibilité de faire des productions beaucoup moins low-fi. De là, mon frère a vu une ouverture pour faire de la musique lui aussi, et on s’est mis à en faire tous les deux.

F : Je voulais juste dire que c’est en 97/98 que l’on a commencé à travailler sérieusement, avant c’était plutôt des collages, des cut-up avec des ghetto-blasters, on gueulait dans les micros, JB jouait de la basse. C’était vraiment low-fi, et à partir du moment où on a eu l’Atari, on s’y est mis vraiment. Un Atari Falcon !

 

* Donc vos influences sont variées…

JB : Les journalistes aiment dire que Fred est hip-hop et moi rock…

F : J’ai fait du graffiti, j’en ai fait beaucoup à 15 ans. J’étais VEP avec Colorz, Oeno… et c’est ce qui m’a dirigé vers le hip-hop, Radio Nova, toutes ces conneries. J’allais au Bobino, aux concerts, c’est dans ce sens-là que je te dis hip-hop. Sinon j’ai une culture musicale vaste, il y a des trucs où l’on se rejoignait avec JB, comme Prince ou la Soul. Quand il a commencé à faire ses groupes et écouter My Bloody Valentine ou Sonic Youth, ça m’a intéressé.

 

JB : Fin 80/début 90, je n’écoutais que du hip-hop, en fait j’adorais aussi les truc anglais, King Beer et les trucs où ça samplait de la guitare électrique comme Run-Dmc. J’écoutais du rap, mais j’étais vraiment intéressé par les guitares et la violence.

 

* JB, tu as été saoulé par tes expériences en groupe ?

JB : Le fait d’être frères, ça arrange plein de choses, en groupe tu n’as pas forcément envie de revoir les mecs quand tu t’embrouilles avec eux. Quand tu es frère, tu t’embrouilles et le lendemain matin, tu vois la gueule de l’autre au réveil, tu es obligé de lui parler.

 

* Donc tu as décidé de tout faire toi-même…

JB : Oui, juste parce que je n’avais pas d’autres choix !

F : Exactement ! comme dirait Jean-Yves Leloup : punk ! C’était à base de ça, on a fait des concerts à partir de 2000, notre configuration c’était deux claviers analogiques, Korg Delta, SH 101, une guitare, JB au chant et le sampler qui générait basse et rythmique.

JB : C’était bien d’avoir eu les expériences de groupe de rock, car pour les concerts ça nous a permis de se démarquer. On est arrivés à l’époque des concerts avec un ordinateur portable qui ont fini par faire chier tout le monde très rapidement. Nous, on a une guitare et des rythmiques au sampler, car influencés par des groupes comme Big Black ou Adam Twist, du rock mais qui utilise beaucoup d’électronique sur scène, et inversement.

F : Hizbollah du groupe Ministry, tu connais cette chanson ? je l’écoute une fois par semaine !

 

JB: On voulait que la musique électronique sur scène soit aussi un spectacle, un concert de rock. Soit on se mettait les doigts dans le cul pendant une heure et demie avec nos ordinateurs, comme tout le monde, soit on rentrait dans le lard avec de vrais concerts. Les gens ont finalement dit : « dDamage, le groupe de musique électronique, ils font de putain de bons concerts ! », et on s’est fait une réputation de groupe live, ce qui n’était pas habituel pour un groupe de musique électronique.

F : Dès le premier concert de dDamage, des journalistes ont voulu faire des interviews. On venait de signer sur le label Noise Museum / Alice in Wonder, un label electro-indus de Dijon, qui n’existe plus. C’était après un festival, on était les moins connu, et il y avait un mec avec un ordi portable, David Shea, qui avait fait un truc assez chiant.

Nous, on est arrivés, on a gueulé dans tous les sens tout en étant structuré. C’est venu naturellement, car JB avait déjà fait ça avec ses groupes de punk, et moi, je faisais des rythmiques hip-hop avec un Akai s20, c’était le début.

 

Jean-Baptiste & Frédéric

* Vous connaissez la musique ?

F : JB est musicien, il joue de la basse, de la guitare, du synthé, moi non, c’est instinctif pour moi la musique.

JB : Fred a vraiment focalisé sur le côté production électronique.

F : Moi, quand j’écoute de la musique, je n’essaie pas de la dater. J’aime bien faire un morceau et me dire que ça ressemble à un chant d’oiseau, ou à une tortue qui se fait écraser, tu vois ce que je veux dire ? J’aime bien garder ce côté naïf, je ne vais pas me dire ça sonne ‘Warp’ ou ’80’s’… Je m’en bats les couilles. Par exemple, je vais faire une mélodie et je veux que ça ressemble à une boîte à musique d’enfant que l’on a cassé avec un marteau (il chantonne)… et là je joue au synthé.

Par contre, parfois j’ai envie d’une ligne de basse précise, et je demande à mon frère de la jouer. JB est plus sérieux, il a pris des cours de basse pour jouer avec des gens, il est aussi DJ en club depuis un an, il s’est entraîné avec DJ Gero.

JB : Disons que je focalise vraiment sur la technique, et que mon frère est une espèce d’enfant sauvage…

F : Mais c’est bien comme ça !

JB : ça crée un équilibre. L’innocence de l’enfant sauvage, j’essaie aussi de la préserver, de l’avoir un petit peu au fond de moi. Mon frère a besoin de gros coups de pied dans le cul, et pour la technique quand il faut il s’y met. L’expérience de DJ, c’est un truc pour arrondir mes fins de mois, vu que je suis vraiment dans le délire de vivre de la musique.

J’ai pris des cours avec DJ Gero, j’ai mixé en club et je me suis aperçu que ça plaisait aux gens. J’avais une vraie décharge d’adrénaline, complètement différente de ce que je pouvais ressentir en concert. J’adore faire les deux…

F : C’est là qu’il a fait ami-ami avec toute la scène parisienne, Ed Banger et tous les mecs qui portent des t-shirts fluo avec des lunettes fumées. C’est pour ça qu’il met des lunettes fumées sur les covers de magazines et il chope des filles ! il pécho !

JB : Arrête, ma copine va lire l’interview ! Je trouve qu’il y a plein de bons trucs dans la scène parisienne actuelle. J’adore SebastiAn, Justice, Krazy Baldhead, il y a des trucs chez Institubes que je trouve vraiment bien, Oizo, il arrache… Et aujourd’hui j’ai un tee-shirt Al Peco.

J’ai déjà mixé dans des soirées Ed Banger, c’était vraiment cool, j’ai aussi mixé en première partie de Venetian Snare, devant des punks à chien et je kiffe aussi. On ne veut pas d’étiquette, on veut être des électrons libres !

F : Lui le veut, moi je le suis !

JB : Il arrive quand ton maxi que tu prépares depuis 1983 !?

F : Je prends mon temps moi monsieur. Il parle de ça car il a déjà sorti un album solo, il est vachement plus productif que moi, mais ça ne veut rien dire ! Moi je me concentre sur dDamage, j’ai dû sortir des morceaux sur une ou deux compilations, et je dois sortir mon maxi depuis 83 !

 

« Les collaborations ne sont pas seulement artistiques,
elles sont aussi humaines. » – Jean-Baptiste


* Vous avez des noms différents pour vos side-projects ?

JB : Le nom le plus important c’est dDamage. Tout le reste c’est comme Kool Keith, on utilise des alter-ego.

F : Tu as Boulder dDash, c’est mon frère en solo qui a sorti un album sur le label Angelika Koehlermann, subdivision du label Mego. Ddash c’est son nom de DJ qui mixe dans les clubs, style le Paris Paris, le Baron…

JB : Je n’ai jamais joué au Paris Paris ni au Baron !

F : Et Rudde c’est moi. Avant je taggais Rude, pour VEP. Moi je fais de la musique au ralenti, mais un maxi arrive, peut-être sur un label cracké, style Eurolax, ou un truc comme ça ! un label du gouffre !

 

* A quel moment vous avez décidé que la musique serait votre vie ?

F : Je n’en sais rien, tu sais c’est balèze.

JB : En fait, on n’a pas encore vraiment décidé, il y a cette phase de transition et tu te dis : « Je suis en train de toucher du bout des doigts ce rêve de pouvoir vivre de la musique… », le problème c’est que pour nous cette phase de transition ça fait cinq ans qu’elle dure !

Depuis deux ans on gagne notre vie avec la musique, il ne faut pas croire qu’on est riche, on survit de la musique, mais c’est plutôt cool… survivre de la musique, ça veut dire être pauvre, être limite tout le temps, donc peut être en avoir ras le cul dans un ou deux ans… donc arrêter de s’accrocher et sortir des disques en ayant une activité à côté. On vit modestement de notre musique…

F : Qu’est ce que tu racontes, moi je n’arrête pas ! J’m’en bats les couilles…

JB : Je ne dis pas arrêter de faire de la musique, je dis arrêter d’essayer de vivre de la musique, car c’est un combat perpétuel, c’est moi qui book les concerts et tout un tas de trucs comme ça.

F : C’est lui qui parle, je ne suis pas tout à fait d’accord avec tout ce qu’il dit…

JB : Au bout d’un moment je vais peut-être péter les plombs et j’arrêterai tout ça…

F : T’as vu, là il me parle à moi !

JB : On va continuer à sortir des disques tranquillement. On a la possibilité de gagner de l’argent avec la musique, mais ça représente une somme de travail considérable.

F : Moi, j’écris des articles pour des magazines de musiques. Et depuis 2004, quand on a signé sur le label Planet Mu, on a fait des concerts partout, et c’est ce qui nous a fait gagner de l’argent. On va dire que dDamage c’est un mi-temps !

 

* Comment vous vous partagez les tâches ?

F : C’est pratiquement tout le temps à deux dans une confusion organisée ! JB commence à faire une ligne de synthé, si j’aime bien on va bosser dessus… ou on réécoute de vieux trucs et on repart sur une ligne de basse que l’on avait pu abandonner, un truc d’il y a cinq ans… Pour le dernier album, on a tout enregistré avec les mecs, on a vraiment collaboré, ce n’est pas genre un mail et un échange d’a cappella de merde.

JB : On a mis deux ans et demi pour faire ce disque, on voulait rencontrer tous les mecs, aller en studio avec eux et quand on avait le temps aller dans des bars, faire connaissance et devenir pote, raconter plein de conneries. Voir si humainement il y avait un truc qui passait. Les collaborations ne sont pas seulement artistiques, elles sont aussi humaines.

F : C’est aussi politique…

JB : Avec Dose One et Existereo on est vraiment potes, et les morceaux sont la suite des expériences que l’on a pu avoir ensemble. On n’est pas comme ces groupes d’Electro qui se prétendent hip-hop, qui ont des a cappella via leur maison de disque. Ça donne des albums avec deux featurings et tu te demandes si les mecs n’ont pas refilé un a cappella de fond de tiroir.

F : Comme Abstrakt Kill Agram par exemple ! pour donner un nom et ne pas faire la langue de bois. C’est pour te dire que nos rapports avec les gens avec qui on a pu bosser sont cimentés. Ce n’est pas un passage, on sait que l’on aura encore des projets ensemble. On a, par exemple, enregistré sept morceaux avec Tes… Idem avec TTC.

JB : Avec TTC, c’est la continuité de Trop Singe que l’on avait fait avec eux. On est fier d’avoir eu TTC à contre-pied sur notre disque, c’est sûrement le morceau le plus noir et dark de l’album.

F : Le plus emo-cheulou.

JB : Oui emo-poétique-cheulou ! Limite Baudelaire, à l’inverse du TTC d’aujourd’hui !

F : On a un projet de mixtape en 2007 avec des rappers français, et on va sûrement faire un morceau avec Tido, que l’on croise souvent. On a remixé La Caution, Je Te Hais, on aimerait encore bosser avec eux, faire un truc en vidéo.

On a quand même MF Doom, Tes, Sin, Existereo et Bigg Jus sur le même disque, c’est vraiment un travail de bâtard… et on est super fiers. L’album n’est pas forcément accessible, mais bon…

 

* Vous avez donc rencontré tous ces gens…

F : A part Sin qui est un Serbe vivant à New York, que l’on a rencontré par une connexion parisienne et MF Doom qui ne peut pas sortir du territoire américain, car il n’a pas de papier, on est allés en studio avec tous les autres : Orko, TTC, Mike Ladd

JB : Mais on n’a pas dit notre dernier mot avec MF Doom !

F : MF Doom, ça n’a pas été évidemment de bosser avec lui, idem avec Bigg Jus, qui est un perfectionniste, il est dingue, il a fait plein de prises…

JB : On a enregistré hier soir avec lui, de la tuerie !

F : Tu as écouté Funcrusher Plus des milliers de fois et tu vois le mec sous tes yeux qui te dit que ta prod défonce ! ça fait plaisir ! Il met huit heures pour écrire son texte, quatre pour poser, mais le résultat tue ! Le travail en studio avec un mec, c’est quand même plus intéressant que de recevoir un fichier .wav de merde et un remerciement sur l’album.

JB : On a passé huit heures en studio, on a accouché d’une grosse bombe, et à la fin, il nous a demandé les pistes en disant : « je vais le réenregistrer, en mieux… ». Finalement, bosser avec des gars comme ça, effectivement ça met des bâtons dans les roues car ton disque sort avec deux ans et demi de retard, mais au final c’est du vrai travail poussé jusqu’au bout de tous les retranchements de tes limites.

F : L’important c’est que mon frère et moi soyons contents de notre boulot ; et que les mecs soient contents de bosser avec nous. C’est un travail de deux ans et demi, c’est sincère. On ne se prend pas trop au sérieux, mais on reste collé au béton.

Construire un album avec Sin, qui est un taré plein d’armes pour qui on a ajouté des bruits de fusils à pompes, Bigg Jus qui a des paroles plutôt conscientes, TTC qui part en vrille et Mike Ladd et Dose One qui sont très métaphoriques, tout ça nous convient, c’est notre univers.

On sait que les élections arrivent, on aime envoyer des cocktails Molotov sur les voitures, on n’est pas là à rêver de fleurs et de t-shirts fluo. On veut baiser des meufs mais on pense à nos enfants, donc notre album est aussi un mélange de gens qui ne s’apprécient pas forcément, on en a rien à battre.

JB : Je lisais sur le forum de La Caution un gars qui écrivait qu’il n’aurait jamais imaginé voir MF Doom et Dose One sur le même album. Ce qui importe, c’est notre volonté de faire de la musique comme on a envie d’en faire.

 

Jean-Baptiste & Frédéric

 

« J’ai bloqué sur Young Jeezy,
mais ça commence à me prendre la tête… » – Frédéric

 

* Qu’est-ce qui vous intéresse en musique ?

F : Mobb Deep, j’écoute depuis 93.

JB : Moi, c’est dDamage que j’écoute le plus ! car je bosse dessus chaque jour ! Sinon on a tourné avec Radioinactive qui m’a filé son nouvel album et je me suis pris une grosse claque dans la gueule. J’aime beaucoup Eats-Tapes sur Tigerbeat6, un groupe de techno, je les ai vu en concert ils plantaient des couteaux dans leurs synthé !

F : J’aime bien ce qui est sorti sur Sound Ink, ils ont sorti Team Shadetek et Kidtronix. J’ai aussi bloqué sur Young Jeezy, mais ça commence à me prendre la tête.

JB : On a bien halluciné sur Alpha 5.20.

F : Despo Rutti… pas mal de rap français, j’attends le livre de Jean Gab’1.

JB : On est aussi à bloc de trucs ricains, mon frère est à fond de Saafir, il m’a fait découvrir et j’adore ce rapper.

F : On doit aussi faire un truc avec Krokmiten du Ménage à Trois. J’aimerais bien faire des trucs avec des gens comme Ekoué, et Rohff, avec Johnygo et Destroyman, ou même EJM, Alibi Montana… On est à fond là-dedans !

JB : Je vais te reparler du rapport humain, car à la base de ce groupe c’est avant tout deux frères, et on a besoin de rencontrer les gens et de partager des choses avec eux pour faire de la bonne musique. Ce n’est pas évident, mais c’est très simple. Si demain on est en studio avec Orourk ou Thurston Moore, c’est pareil que si on était avec Sefyu, bon, je dirais quand même plus Thurston Moore !

 

* Votre musique est agressive, elle vous ressemble ?

F : Il y a des morceaux calmes sur l’album ! mais c’est vrai qu’il est assez violent.

JB : Disons que les gens qui aiment notre musique passent le cap et réussissent à se rendre compte que derrière cette agressivité dont tu parles il y a de la composition, et des mélodies. Je crois que nos morceaux les plus violents sont aussi les plus émotifs. Ce sont des morceaux qui se méritent. Une fois que tu rentres dedans, tu t’aperçois que ça n’est pas que de la violence, on n’est pas Alec Empire !

F : Tu peux qualifier ça de violent, d’agressif, ça correspond à nos personnalités. Il y a aussi une part de sensibilité qui est très profonde ! Si tu attends de nous des trucs comme La Petite Maison Dans La Prairie, il faut que l’on se connaisse très bien avant de te les montrer.

Peut-être que dans trois ans tu écouteras l’album et tu te diras que les mélodies sont  sensibles. Si tu restes à la surface, tu n’y verras que la violence, moi je suis capable de vomir des fleurs aussi.

 

Un commentaire

  1. Sven
    Publié le 22/05/2009 à 10 h 31 min | Permalien

    « Si tu restes à la surface, tu n’y verras que la violence, moi je suis capable de vomir des fleurs aussi… »

    c est une phrase magnifique.

    digne d un ecrivain fou.