79 minutes de Para One

79 minutes de Para One mixtape

bâtard sensible

 

 

Jean-Baptiste de Laubier est plus connu sous son nom de scène : Para One. La trentaine, une actualité chargée, Para One vient de finir de produire le nouvel album du quatuor Birdy Nam Nam, et depuis quelques semaines son projet Slice & Soda avec San Serac est disponible via Sixpack, qui est devenu pour l’occasion pourvoyeur de bon son.

Homme pressé et consciencieux, jonglant entre la musique et le cinéma, quand il n’allie pas les deux, Para One a un parcours riche en sons, en émotions, en rencontres. Vous pouvez en savoir plus sur son épopée en lisant cette interview, qui date de plusieurs années, mais qui présente bien le personnage, sa démarche, ses ambitions, sa vision de l’absolu artistique.

Pour l’occasion, voici une mixation exclusive de 79 minutes qui retracent la carrière du sieur. Soixante dix-neuf minutes qui reviennent sur ses débuts : ses beats étaient classiques, les samples calés, pour des Mc’s divers et variés, français, parfois américains ; il a bifurqué très sérieusement après avoir rencontré Tekilatex & TTC, motivé par le fait d’envisager des morceaux solos, distordus, saturés, bruitistes, avec comme fondement de recycler sa propre matière, pour quelle lui appartienne totalement.

Para One renaissait, sous la forme qu’on lui connait actuellement, plus ou moins. Son attitude est toujours débonnaire, son calme apparent masque une intense nervosité, il a l’observation fine et une capacité à mêler ses émotions à son travail pour sortir des tracks efficaces,  faire danser les foules, laisser libre court aux inspirations de Teki ou accompagner Arnaud Fleurent-Didier pour un France Culture inédit.

Ça commence d’une façon classique, avec les meilleures titres de TTC, ceux qui ont mis Para One sur le devant de la scène ; on revient ensuite sur ses débuts, avec un extrait de la mixtape Quality Streetz, et un sample de Taxi Girl, ou une boucle de sitar pour AntilopSa. Quelques Américains passent dans le champ, Iris déclame un formidable Ciel éther, puis on bascule dans les instrumentaux, via un edit de Beethoven ou la BO qu’il a composé pour le film La naissance des pieuvres. Épiphanie, c’est le titre de son premier album dont est tiré le sauvage Dudun Dun, ça devient techno et technologique, les remixes s’enchaînent, pour Daft Punk, avec ou sans Tacteel, période Institubes, l’hommage récent à Bernard Fèvre pour Ed Banger, toujours Drexciya comme référence, passage au tout analogique, incartade avec Alizée, Marble avec Surkin & Bobmo, Slice & Soda avec San Serac, et ça fini avec l’instrumental pour Arnaud.

 

79 minutes de Para One mixtape
Le tout est passé dans Pro Tools  par S. Krim, et mis en image par O. AbajiUPDATE // Il semblerait qu’il y ait au moins une erreur de casting, notamment un titre d’Existereo produit par Tacteel, la faute à Discog probablement.